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Terre et Peuple - Résistance Identitaire Européenne

Tour d’Europe à pied. Deux jeunes femmes racontent.

Chers camarades et amis,

Si deux jeunes femmes parcourent ainsi l’Europe à pied à la recherche des légendes de nos peuples, il est permis d’espérer et de se dire  que tout n’est peut-être pas foutu .

Cette aventure est une flamme dans notre monde égoïste médiocre et conformiste (bref vétuste et sans joie).

Fraternel salut identitaire.

Eric.

 

Notre livre enfin disponible !

 

 

Tour d’Europe à pied. Deux jeunes femmes racontent.

 


02/10/2014 – 07H00 Marseille (Breizh-info.com) – Fanny et Mathilde sont deux jeunes femmes qui s’étaient lancées un défi fou : effectuer un tour d’Europe à pied durant une année. Missions réussie il y a quelques années de cela ; elles ont d’ailleurs, sur le retour, traversé la Bretagne, en provenance d’Irlande.
Revenues à leurs études, puis désormais plongées dans la vie professionnelle, les deux jeunes femmes publient aujourd’hui un ouvrage qui raconte leur périple. Un ouvrage qui donnera sans aucun doute envie à d’autres jeunes Européens de partir, à l’aventure, sur les traces de notre longue mémoire.
Entretien.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter toutes les deux ?
Mathilde et Fanny : Nous sommes deux copines comme on en trouve partout, sauf que nos liens d’amitié ont été forgés à l’école de la vie : celle du scoutisme qui fabrique des liens impérissables, créés dans l’effort et la réelle solidarité. Mathilde venait de dépasser la vingtaine d’années et finissait une licence d’histoire, tandis que Fanny de deux ans son aînée achevait son diplôme d’architecture lors du départ. Aujourd’hui, Mathilde est journaliste à Marseille, et Fanny architecte à Paris.

Breizh-info.com : quelle est la genèse de votre tour d’Europe à pied ?
Mathilde et Fanny : un samedi matin, nous sommes parties pour une marche sauvage, nous avions tellement besoin de nous ressourcer après une semaine chargée d’examens. Nous nous sentions tellement bien que nous avons lancé l’idée, un peu comme un pari : « Et si nous vivions cela pendant un an?».  Et comme nous sommes un peu têtues toutes les deux, nous l’avons fait !

Breizh-info.com : Pourriez-vous en dresser un bilan rapide ? (pays visités, km parcourus, ) ?
Mathilde et Fanny : Ce « pari » s’est transformé en 10 mois et demi de marche sauvage avec 6 000 kilomètres à pied parcouru (plus 2 000 en train), 5 peuples constitutifs de l’Europe côtoyés (les Latins, les Grecs, les Germains, les Slaves et Les Celtes), soit 12 pays traversés.

Breizh-info.com : des anecdotes particulières ?
Mathilde et Fanny :
« Anecdotes » … vous voulez dire « ces choses amusantes, mais qui donnent à réfléchir »?

Commençons par la moins marrante :
Nous étions parties sur les traces des légendes européennes afin de capter les caractères essentiels des Européens et surtout de comprendre ce qui faisait l’unité de l’Europe malgré ses différences. Nous nous sommes rendu compte que la tradition orale s’était perdue, et, avec elle, tout un pan de notre identité. Certains réflexes subsistent, mais on ne sait plus très bien pourquoi … même dans les coins les plus reculés et « préservés », il reste peu de choses et il faut se souvent se rendre dans les bibliothèques pour aujourd’hui trouver des contes populaires. Nous avons un peu réfléchi à pourquoi tout cela a été oublié, si vous lisez l’avant-propos de notre livre, vous le saurez !

Maintenant le côté « amusant » et puis comprenne qui pourra ! (ou qui a marché!)

  • La réaction des gens lorsqu’on leur dit qu’on a parcouru 50 km à pied aujourd’hui : « Ah, d’accord, mais vous n’avez pas froid en short? »
  • La réaction des gens lorsqu’on leur dit qu’on a dormi dehors cette nuit : « Ah … » (bras ballants)
  • La réaction des gens lorsqu’on leur demande une épicerie la plus proche possible pour se ravitailler : « Ah, vous n’en avez que pour un quart d’heure, c’est à peine à 20 kilomètres ».

Breizh-info.com : sur la fin de votre périple, vous avez traversé la Bretagne, quel souvenir en gardez-vous ?
Mathilde et Fanny :
Notre arrivée en Bretagne par l’extrême Ouest rimait avec « retour chez nous ! » : nous avions quitté la France depuis huit mois lorsque nous avons posé le pied sur l’île d’Ouessant ! Nous avons commencé par embrasser le sol français puis nous sommes allés manger un croissant. Et nous avons éclaté de rire, tellement le son des cloches de l’église nous rendait heureuses !

Nous avions également été très bien reçues par la presse locale, notamment Ouest-France, notre aventure était bien avancée, on commençait à nous accorder du crédit! Nous avions également fait un passage à la maison bretonne (Ti-breizh), où nous avions été merveilleusement reçues !

Breizh-info.com : Vous sortez un livre quelques années après. Pourquoi avoir attendu tout ce temps ? Qu’est-ce que le lecteur y trouvera ?
Mathilde et Fanny :
Ah ah ! C’est vrai, déjà cinq ans que nous sommes parties ! À notre retour, nous avons passé plusieurs mois à la rédaction … ce n’était pas évident, sans plume particulière et lorsque c’est le premier essai en son genre ! Nous nous étions entendues avec un éditeur à qui nous faisions confiance, mais les choses ont traîné, tellement traînées qu’elles se sont enlisées.

Après cette première déception et cet anniversaire qui arrivait, nous avons décidé de relancer le projet. Bon, c’est sûr, c’est avec nos moyens, mais le voilà enfin,au format informatique… on n’est jamais mieux servi que par soi-même!
Le lecteur y trouvera notre carnet d’aventure. Notre effort aura été, après toutes ces années, de ne pas en modifier le contenu : il est brut. C’est exactement ce que nous avons vécu, ce que nous écrivions  tous les soirs, la lampe rivée sur le front, allongées dans la tente, chacune plongée dans notre carnet. Ce livre sent l’aventure, la sueur et le feu de bois.

Livre à commander en version numérique pour le moment, sur http://tourdeurope.over-blog.com/2014/09/notre-livre-enfin-disponible.html

 

Le socialisme identitaire comme alternative au capitalisme

Comprendre les offensives du capitalisme (ici la conférence n'est pas entière, mais cela vous donnera une idée...) :

 

Le podcast (pour écouter) : http://meridienzero.fr/mp3/Meridien_0_17.10.2014.mp3


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http://www.meridien-zero.com/archive/2014/10/17/emission-n-204-le-socialisme-identitaire-a-la-rencontre-du-m-5470528.html?c

 

Merci à MZ et au MAS Auvergne.

 

 

MAS : Reprenons le pouvoir

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Sommaire - TP Mag n°61

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Editorial - TP Mag n°61

 

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La Turquie d'Erdogan : un islamisme dépourvu d'ambiguïté

Ce 2 octobre la Grande assemblée nationale d'Ankara s'est prononcée sur ce que les occidentaux considèrent comme un ralliement à leur coalition dirigée contre les islamo-terroristes.

Or, en application de l'article 92 de la Constitution, il s'agissait en faitde l'autorisation donnée aux forces armées d'intervenir hors de leurs frontières, sans que l'on sache trop contre qui les soldats turcs seront appelés à combattre au sol.

On nous présente cette opération comme destinée à sauver les Kurdes de Syrie et à épauler leurs cousins d'Irak. Mais ce sont précisément les députés kurdes de Turquie qui ont le plus clairement dénoncé le projet et ils ont voté contre… (1)⇓Car ils savent pertinemment le peu de fiabilité que l'on peut accorder à Erdogan dans la lutte contre l'islamisme.

Le 10 août à la veille d'une élection présidentielle qui allait bientôt triomphalement le conduire à Ankara en sa nouvelle résidence de Çankaya Köskü le candidat Erdogan se rendait respectueusement chez un maître de l'islamisme, à Istanbul. On l'appelle ordinairement le cheikh Mahmud Effendi. (2)⇓Depuis la disparition de l'ancien grand maître de la confrérie Naqshbandiyya, son compatriote et ami Nazim al-Haqqani (1922-2014), ce vieil homme demeure la figure incontournable de l'islamisme sunnite.

La communauté qu'il dirige est nommée d'après la mosquée de Ismaïlaga. Dès 2006 les kémalistes pouvaient dénoncer le régime en cours d'installation comme une "république d'Ismaïlaga". Or, elle joue désormais un rôle considérable dans ce pays que l'on nous a si souvent vanté pour son indéfectible sécularisme. La bénédiction du chef religieux paraissait donc nécessaire au nouvel homme fort du pays.

Pour mieux mesurer cette réalité, on peut se reporter à l'article totalement cynique de l'ambassadeur turc publié par Le Figaro du 29 septembre : Hakki Akil présente son pays comme un "allié fidèle contre le terrorisme", et les terroristes comme des méchants, pas des bons musulmans.

Pas très originale cette "opinion". Pas très éclairante non plus.

Car, comme Erdogan il souligne aussi que, pour son pays, le "terrorisme" s'identifie d'abord au PKK dont la guérilla, aujourd'hui en sommeil, a occasionné plus de 30 000 morts. Et le journal met en exergue une citation du diplomate qui dit, mot pour mot la même chose que le chef de l'État : "nous n'avons malheureusement pas rencontré le même esprit de coopération dans notre lutte contre le terrorisme du PKK".

Or, comme aujourd'hui les forces du PKK, et celles de sa succursale syrienne, combattent aux côtés des forces du gouvernement autonome du Kurdistan irakien, il ne s'apprête certainement pas à prêter main-forte de gaîté de cœur aux défenseurs de la ville kurde de Kobané en territoire syrien…

Faut-il s'étonner de voir nos responsables et communicants refuser de considérer le président de la république Erdogan et son régime, le premier ministre Davutoglu et son gouvernement comme clairement islamistes ? Et, à ce titre fort peu désireux de combattre vraiment et durement les islamo-terroristes du pseudo-Califat.

L'ambiguïté permanente de leurs déclarations à cet égard se révèle à la longue dépourvue… d'ambiguïté. Dans la nuit tragique du 6 août où le président kurde Barzani vit les terroristes aux portes d'Erbil il reçut en 48 heures l'appui des États-Unis, de la France, etc. mais pas de la Turquie. Le 11 septembre à Djeddah ce pays avait été le seul à ne pas vouloir se joindre à la déclaration des dix pays du Golfe alliés des États-Unis.

Il s'agissait alors de ne pas mettre en danger les 49 otages capturés à Mossoul par les terroristes, et notamment le consul qui, par 3 fois, le revolver sur la tempe nous dit-on, refusa très courageusement, – car c'est souvent courageux un Turc, – de faire la déclaration demandée par ses ravisseurs. Au lendemain de leur libération, dont les conditions n'ont pas été révélées, le gouvernement d'Ankara est resté très discret sur sa condamnation de l'islamisme. Et pour cause.

Ainsi le 26 septembre était votée une loi qui permettra aux jeunes filles de porter le hijab dans les lycées publics. Dénoncée par quelques juristes, cette nouvelle disposition démantèle un peu plus l'héritage du kémalisme et l'occidentalisation de cette nation.

Plus adroit certes que ses amis les catastrophiques Frères musulmans, eux-mêmes incapables de gouverner l'Égypte, l'actuel homme fort de la Turquie a su jusqu'ici procéder par étapes. Tout d'abord, malgré des désordres monétaires et des faits de corruption qui se feront sentir un jour ou l'autre on doit reconnaître qu'en 12 années de gouvernement l'AKP est parvenue à hisser la Turquie au rang de puissance économique internationale.

Le gouvernement islamiste au Caire avait non seulement achevé de ruiner le pays mais il avait "réalisé en 10 mois ce que ses homologues turcs avaient accompli en 10 ans". C'est cette précipitation qui l'a condamné.

En fait, on ne comprend rien à la politique extérieure turque si l'on ne tient pas compte de ce mélange de religion et de nationalisme qui domine désormais le pays, de plus en plus, depuis les élections de 1997.

Toute application des critères consuméristes prévalant en Europe s'y heurte à cette volonté identitaire. Elle se révélera d'autant plus forte qu'elle repose sur un artifice non-dit, celui de l'unité nationale du pays, laquelle suppose la mise au pas de ses minorités non-sunnites.

Faut-il d'ailleurs s'attendre à ce que les soldats turcs défendent en dehors de leurs frontières ceux en qui ils voient leurs principaux ennemis à l'intérieur ? Qu'on me permette d'en douter.

vendredi 03 octobre 2014

JG Malliarakis

Apostilles

  1. L'assemblée se compose de 536 députés. Elle se répartit en quatre groupe : l'AKP gouvernementale dispose de 312 sièges, les kémalistes du CHP de 130, les nationalistes du MHP de 52, les "pro-kurdes" HDP de 27. Ont voté pour 298 députés, contre 98.

Né en 1929 dans la province de Trébizonde, son nom à l'état civil est Mahmut

Vu sur le site http://www.insolent.fr

LA QUESTION TURQUE ET L'EUROPE

Nos pays découvrent la guerre que l'islamo-terrorisme a déclarée à notre civilisation.

Mais nos dirigeants veulent maintenir une illusion : celle de l'engagement du gouvernement turc aux côtés de l'occident. Et celui-ci demeure officiellement "candidat à l'union européenne".

Or, d'année en année, le régime Erdogan s'est consolidé dans une ambition résolument, et de plus en plus clairement, islamiste. Le 10 août son chef était élu président de la république.

Une fois de plus, l'occident s'est engouffré dans cette alliance. L'illusion remonte au-delà de la guerre froide des années 1950. Déjà en 1939 la France et l'Angleterre misèrent sur l'imposture d'un engagement. Il ne se concrétisa qu'au dernier moment, en 1945.

Nos dirigeants ne veulent pas tenir compte de l'Histoire. Ils restent aveuglés par des performances économiques en grande partie illusoires.

Les libertés et le droit des peuples y jouent un très petit rôle.

Il faut donc leur rappeler les faits. Les réalités identitaires ont toujours amené les dirigeants d'Ankara à considérer avant tout leurs ambitions géopolitiques et religieuses.

Le poids de l'Histoire contredit ici les Utopies purement consuméristes.

"LA QUESTION TURQUE ET L'EUROPE" par Jean-Gilles Malliarakis

Un livre de 190 pages au prix 20 euros

Pour commander ce livre
- sur le site des Éditions du Trident
http://editions-du-trident.fr/catalogue#questionturque
- ou en adressant un chèque de 20 euros aux
Editions du Trident 39 rue du Cherche Midi 75006 Paris

 

 

STONEHENGE A ÉTÉ CONSTRUIT SUR L'AXE DES SOLSTICES

 

Une découverte récente de Mike Parker Pearson



Jann Lassalle
le 01/10/2014

D'après les archéologues, l'ancien peuple qui a construit Stonehenge a choisi le site dans le Wiltshire moderne en raison de sa signification solaire.

 

Dans ce qui est décrit comme une "pièce manquante du puzzle" dans la compréhension du plus grand site préhistorique d'Angleterre, les fouilles confirment la théorie selon laquelle l'ancienne voie processionnelle a été construite le long d'un relief glaciaire qui était naturellement sur l'axe du solstice, selon le professeur Mike Parker Pearson, un des principaux experts sur Stonehenge: «Le but original du monument reste encore auréolé de mystère, mais c'est un indice très important».

 

La voie, connue sous le nom d'Avenue, fait 2.4km de long depuis le monument. Après la fermeture de la route A344, les archéologues ont pu y faire des fouilles pour la première fois. Le Professeur Parker Pearson a identifié des fissures d'origines naturelles qui se trouvaient entre les bords situés le long de la voie.

 

Le parcours s'étend sur 2.4km de l'entrée nord-est des menhirs à l'Ouest d'Amesbury. Il a été comparé à l'avenue londonienne The Mall menant à Buckingham Palace.

 

Après la fermeture de la route A344, qui traversait de la voie, les archéologues ont pu y faire des fouilles pour la première fois. Les fouilles ont été menées par le Wessex Archaeology pour l'English Heritage.

 

Juste en dessous de la surface de la route actuelle, ils ont mis au jour des fossés creusés par les bâtisseurs préhistoriques.

 

Le Professeur Parker Pearson a identifié des fissures d'origine naturelle qui se trouvaient entre les talus qui longent le tracé de l'Avenue.

 

Ces talus ont été créés par l'eau de fonte glaciaire et pointent naturellement, dans un sens, directement sur le coucher du soleil en plein hiver, et dans l'autre sens, sur le lever du soleil au milieu de l'été.

 

Le Professeur Parker Pearson est enthousiasmé par cet indice, qu'il décrit comme «extrêmement important»: «cela nous en dit beaucoup sur les raisons pour lesquelles Stonehenge est situé où il est et pourquoi ils étaient si intéressés par les solstices. Cela n'a pas à voir avec l'adoration du soleil, une sorte de calendrier ou d'observatoire astronomique. Ce relief naturel se trouve être sur l'axe du solstice, ce qui relie le ciel et la terre en un tout».

 

Il a expliqué que Stonehenge à tout à voir avec le thème des solstices et nos ancêtres on pu le voir dans le paysage.

 

 

Dans la zone centrale du site, il y a les pierres bleues, avec à l'intérieur des pierres sarsen disposées en forme de fer à cheval. L'élément le plus éloigné du site est l'Avenue qui consiste en deux talus parallèles distants de 12m et des fossés internes. Les flèches rouges montrent comment le solstice s'aligne avec l'Avenue

 

Le Dr Heather Sebire, conservateur de Stonehenge de l'English Heritage, a déclaré: «La partie de l'Avenue qui a été coupée par la route a évidemment été détruite pour toujours, mais nous avions bon espoir que l'archéologie en dessous de la route allait survivre. Et ici, nous l'avons: la pièce manquante du puzzle. Il est passionnant de trouver un élément de matériel qui fait officiellement la connexion que nous espérions».

 

Elle s'attend à ce que les dernières découvertes suscitent un débat académique important, et l'English Heritage n'a pas exprimé une opinion sur les talus formés naturellement, leur interprétation se confinant aux fossés.

 

La route originale A344 doit être gazonnée au cours de l'année prochaine dans le cadre d'une transformation de ce site du patrimoine mondial, qui attire plus d'un million de visiteurs annuels. Un nouveau centre d'accueil sera ouvert, à 2.4km, pour permettre à Stonehenge de renouer avec le paysage environnant.

 

La dernière étude a également permis d'identifier trois trous où les pierres manquantes auraient résidé sur le cercle extérieur du sarsen; preuve, pense-t-on, que le cercle a bien été achevé à un moment donné.

 

C'est une découverte que même les études les plus sophistiquées n'avaient pas réussi à repérer jusqu'ici. Deux membres du personnel aux yeux d'aigle ont réussi à identifier des surfaces d'herbe sèche.

Source: Stonehenge WAS built on a solstice axis but only because of an Ice Age fluke


Vu sur le site http://metamag.fr

 

 

Le traité transatlantique (TAFTA) expliqué en 4 minutes

 

Que se passe-t-il en Catalogne ?

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"Aime les tiens, aime ta terre, à la fin tu sera identitaire"


Que se passe-t-il en Catalogne ? Bref tour d’horizon politique.

Désormais ce n’est plus un scoop, le peuple catalan souhaite accéder à l’indépendance, et il le fait savoir. Les manifestations monstres du 11 septembre 2012  avec un million et demi de personnes dans les rue de Barcelone, du 11 septembre 2013 avec un million six cent milles catalans qui ont formé une immense chaîne humaine à travers tous les Pays Catalans, et du 11 septembre 2014 avec un millions huit cent milles manifestants qui ont formé le V de la victoire dans les artères principales de la capitale catalane, démontrent bien que la mobilisation ne faiblit pas. Chose encore plus incroyable, ces manifestations ne sont pas organisées ou entrainées par les partis politiques ou les institutions en place, non, c’est bel et bien l’œuvre d’un élan populaire, volontaire, interclassiste et associatif qui porte le projet nationaliste catalan[1]. Projet incarné par l’association ANC, pour Assemblea Nacional Catalana ( Assemblée Nationale Catalane) dirigée par la courageuse Carme Forcadell. Peu d’associations peuvent aujourd’hui se vanter de mobiliser  autant que l’ANC,  les forces vives d’un pays. Encore une preuve que le ciment ethnico-culturel est une force capable de créer un égrégore, et de jeter dans la bataille un peuple uni, par delà les différences partisanes,  afin d’accéder à la réalisation d’un projet collectif longuement mûri et justifié par l’histoire.

Nous sommes loin, ici, des téléguidages étatsuniens en faveur des révolutions printanières et colorées.

La lutte pour la renaissance de la nation catalane est une des plus anciennes d’Europe. Nous ne pouvons disserter plus sur ce thème ici. Cependant, un développement plus conséquent  sur cette question fera l’objet d’une publication dans Terre & Peuple magazine. Pour ceux qui souhaitent creuser un peu plus  cette thématique, vous consulterez avec profit cette Tribune Libre publiée en janvier 2013 http://catalunya.terreetpeuple.eu/?p=3859

L’ANC a donc mobilisé le peuple catalan et la classe politique pour un référendum initialement prévu le 9 novembre 2014, avec deux questions : souhaitez-vous que la Catalogne devienne un Etat ? En cas de réponse affirmative, souhaitez-vous que cet Etat devienne indépendant ?

C’est le samedi 27 septembre 2014 que le président de la Generalitat de Catalunya, Artur Mas, a signé le décret de convocation pour la consultation. Le site d’information catalan bilingue La Clau, nous livre quelques chiffres sur cette mobilisation : L'échéance du 9 novembre vise 5,4 millions d'habitants de plus de 16 ans, elle  mobilisera 10.800 urnes, 6,7 millions de bulletins, 2.718 sites d'expression démocratique et 8.130 bureaux de vote. Pour sécuriser la journée, 9.200 agents de la police catalane, les Mossos d'Esquadra, seront en service. Cette consultation exigera la présence de 24.390 présidents de bureaux électoraux, 48.780 suppléants et 1.000 coordinateurs municipaux. http://www.la-clau.net/info/9485/le-conseil-detat-espagnol-declare-le-referendum-catalan-inconstitutionnel-9485

C’est sans compter sur les 12 magistrats du Tribunal Constitutionnel espagnol qui ont approuvé, ce lundi 29 septembre 2014,  les recours du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy. Par cette action le Tribunal Constitutionnel entend bien suspendre la consultation populaire catalane http://www.ara.cat/politica/CONSULTA-TC-9-N_0_1220878150.html . Nous sommes loin ici des méthodes employées par la « perfide Albion »  lors du référendum d’autodétermination en Ecosse, qui fait passer l’Angleterre pour une parfaite démocrate, alors qu’elle a usé de nombreux leviers pour faire capoter le référendum écossais, comme par exemple la banque et la finance, ou encore la peur des retraités et enfin autoriser le droit de vote aux étrangers au nom du terrorisme psychique instauré par le politiquement correct.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy prétend faire interdire le référendum catalan car il juge cette démarche antidémocratique ! El Punt Avui titre le 1/10/14 : Rajoy alerte que passer au dessus de la décision du Tribunal Constitutionnel est antidémocratique. Source : http://www.ara.cat/politica/CONSULTA-TC-9-N_0_1220878150.html . Il faudra qu’un jour tous ces hommes politiques au pouvoir nous expliquent ce qu’est la démocratie pour eux. La confiscation de la volonté populaire par les élites peut-être ?

Le ministère de l’intérieur espagnol prévoit aussi de mobiliser. Le site internet catalan d’information,  Vilaweb http://www.vilaweb.cat/noticia/4213008/20141001/govern-espanyol-envia-unitats-dantiavalots-catalunya.html , nous informe que seulement un jour après la suspension du référendum par le Tribunal Constitutionnel, le ministère de l’intérieur espagnol a envoyé en Catalogne des unités spéciales de police qui ont vocation à agir sur des conflits dans d’autres régions d’Espagne ( La Catalogne et le Pays-Basque disposent de leurs propres forces de police). Toujours selon le même site d’information, les effectifs seraient les suivants, quatre groupes de cinquante agents chacun.

Un bras de fer entre Madrid et Barcelone est en train de se dérouler. La récente décision du T.C conforte le président Mariano Rajoy et son parti politique le P.P « Partido Popular », parti de droite dont l’aile la plus à droite est un résidu des forces conservatrices  post franquistes. Nous devons noter que l’addition des forces unionistes rassemblées à Tarragone à l’occasion de la journée du 11 novembre 2014, en guise d’opposition à la manifestation organisée le même jour à Barcelone a atteint le nombre de 2500 personnes. Cette manifestation a été organisée par la Plataforma Societat Civil Catalana ( Plateforme Société Civile Catalane), était présent ce jour là, le leader du parti politique Ciutadans (Citoyens) Albert Rivera, et Alícia Sánchez Camacho, présidente du Partido Popular en catalogne, ainsi que des membres du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Source : http://www.elsingular.cat/cat/notices/2014/09/l_unionisme_punxa_i_nomes_reuneix_unes_2.000_persones_a_tarragona_102997.php

L’extrême droite espagnole la plus rance n’est pas non plus en marge du débat. Outre le fait de participer à des dégradations diverses et variées des monuments identitaires catalans[2], les crypto-phalangistes de la liste España en Marcha aux élections européennes de 2014, ont assuré lors d’une conférence de presse  donnée à Barcelone, que la journée du 9 novembre se convertirait en une journée de lutte. source : http://www.ara.cat/especials/eleccionseuropees/Pedro_Pablo_Pena-Manuel_Andrino-La_Espana_en_Marcha-Alianza_nacional-falange-nudo_patriotico_espanol_0_1139886234.html Etaient présents à cette conférence de presse, Pedro Pablo Peña, candidat et président d'Alianza Nacional, et Manuel Andrino, candidat, et chef national de la Phalange, il est entre autres un des attaquants du siège de la Generalitat a Madrid durant la cérémonie du 11 setembre 2013.Cette organisation est composée de plusieurs groupes :  Falange, Nudo Patriótico Español i Alianza Nacional. Pedro Pablo Peña a affirmé récemment dans un programme télévisuel  'Las Mañanas de Cuatro' que l’extrême droite espagnole aurait recours à la lutte armée pour lutter contre l’indépendance de la Catalogne. Son homologue phalangiste Manuel Andrino, a affirmé quand à lui qu’ils étaient prêts à faire la guerre. Source : http://www.eltriangle.eu/es/notices/2013/10/la-ultraderecha-llamamiento-a-la-lucha-armada-contra-la-independencia-1227.php

Depuis la suspension du référendum par le Tribunal Constitutionnel espagnol lundi dernier (29.09.14) , la mobilisation des Catalans dans la rue s’amplifie, nous citerons par exemple le rassemblement de la ville de Manresa avec 4000 personnes sur la place principale http://www.naciodigital.cat/manresainfo/noticia/46579/resposta/historica/manresa ou la mobilisation de soutien depuis Palma de Majorque  http://dbalears.cat/actualitat/balears/mallorca-solidaritza-amb-consulta-del-n.html Il en est de même dans tout le reste de la Catalogne. La Catalogne du Nord n’est pas en reste, un rassemblement symbolique devant le consulat espagnol de Perpignan a été organisé le mardi 30 octobre en fin d’après-midi http://www.vilaweb.cat/noticia/4212804/20140930/crida-cassolada-sorollosa-davant-consolat-espanyol.html . Le parlement catalan quant à lui continue les préparatifs de la consultation du 9 novembre prochain, et recrute même des travailleurs pour cette journée afin d’aider à une meilleure gestion des bureaux de vote ! source : http://www.vilaweb.cat/noticia/4213149/20141001/generalitat-recluta-treballadors-consulta-9-n.html

Question intéressante qui ne tardera pas à alimenter le débat : quelle sera l’orientation de l’extrême droite française dans cette affaire? Il ne faut pas oublier que bien souvent cette nébuleuse  s’est trompé de choix sur ce type de questions, prisonnière de ses préjugés, prisonnière de l’histoire, mais également de ses collections d’insignes militaria… Sera-t-elle divisée? Comme pour la guerre d’Ex-Yougoslavie par exemple, entre ceux qui ont choisi de s’engager chez  les Croates et ceux qui ont pris le parti des Serbes.  L’affaire ukrainienne est également une illustration parfaite. Certains optent pour les insurgés de la place Maïdan, et d’autres pour la rébellion du Donbass. Preuve en est que cette nébuleuse n’est pas un bloc monolithique. Sera-t-elle du côté des Hollande, Valls, et Fabius qui trouvent que l’indépendance de la Catalogne ce n’est vraiment pas gentil ? D’une Union Européenne qui affirme qu’elle ne reconnaitra pas la Catalogne en cas d’indépendance ? D’une Marion Maréchal-Le Pen qui trouve que c’est dangereux pour la République (voir à partir de 3’14m https://www.youtube.com/watch?v=L3OaniLXm9M )? D’un Louis Aliot qui n’en pense pas moins ? D’une extrême gauche qui trouve que ce n’est pas suffisamment solidaire ? En tout cas la question catalane suscite l’intérêt. Curiosité ? Inquiétude ? Soutien ? Rejet ?

Quelle conclusion à ce bref tour d’horizon politique sur la question catalane ? Nous pouvons en déduire que la partie n’est pas gagnée d’avance et que la Catalogne doit, à mon avis, se préparer à vivre quelques années noires. Nous devons en conclure aussi que la véritable Europe, celle des ethnies, ne pourra se construire réellement que lorsque les peuples encore enracinés, encore dotés d’une conscience communautaire porteuse d’un héritage ancestral, pourront vivre enfin libres. Cette Europe de la puissance, de la justice, où chaque peuple sera l’égal de l’autre en matière politique, libre de ses choix, libre de vivre selon son identité,  mais habité  par un même idéal, celui de la fraternité de civilisation,  celui d’une Europe forte, unie dans un ensemble géopolitique allant de Brest à Vladivostok.  Nous n’en sommes pas encore là, mais quelques peuples encore rebelle, comme la Catalogne pour le cas présent, peuvent amorcer ce processus. Alors une Europe des peuples c’est pour quand ?

Perpignan le 01/10/14

Llorenç Perrié Albanell

 

 



[1] Il s’agit en effet d’un projet nationaliste, car le but est la création d’un Etat catalan indépendant, au-delà d’une idée de gauche ou de droite, même si toutefois ce clivage politique existe bel et bien. Les motivations sont diverses, revendication identitaire, sociale, rejet de l’assujettissement culturel et politique etc.

[2] Nous pouvons citer parmi ces monuments par exemple, le Pi de les tres branques et le monument à la mémoire de Francesc Macià. Nous noterons d’ailleurs à ce sujet qu’en août dernier la Porte des Pays Catalans à l’entrée de notre département a été saccagée : http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/2014/08/03/le-monument-de-l-identite-catalane-vandalise-salses-527092.html Manipulation d’extrême gauche ? Incursion d’un groupe espagnoliste en Catalogne du Nord ? Nationalistes cocorico ? Côté justice toujours pas de pistes…

 

LES TURCS NOUS PRENNENT POUR DES PIGEONS !

On n’entend plus guère les hommes politiques de gauche et de droite, les banquiers, les affairistes et les eurocrates qui nous vantaient les avantages d’une adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Même Obama s’en mêlait qui voulait notre bonheur. Une grande démocratie, un pays moderne, une démographie dynamique…, tout ceci devait stimuler notre croissance bien atone, pérenniser nos régimes de retraite bien fatigués et renouveler notre culture bien sclérosée. Bien sûr, il s’agissait d’un pays musulman, mais son islam était modéré, tolérant, ouvert…


Mais cette Turquie de bisounours n’existe que dans l’imagination de nos édiles. Les Turcs ont rejeté tout ce que leur avait apporté Mustapha Kemal : la laïcité, la promotion des femmes et le panel des libertés. Ils ont préféré « l’islam modéré » de Recip Erdogan. Et ce de manière tout à fait démocratique : Erdogan n’est pas un dictateur, il est réélu haut la main à chaque fois, malgré les affaires de corruption qui plombent son entourage. Les Turcs s’en moquent, ce qu’ils veulent c’est vivre dans un pays islamique pur et dur. Chaque jour, Erdogan serre un peu plus les boulons, et cela plaît aux Turcs qui en redemandent. L’armée et la justice, derniers bastions du kémalisme, ont été mises au pas sans faiblesse. Après tout, les Turcs ont le droit de vivre chez eux comme ils l’entendent ; le tout est qu’ils ne nous demandent pas de vivre comme eux chez nous !


Mais ce n’est pas le pire. Un exemple : Obama vient de constituer une coalition de supplétifs pour lutter contre l’Etat islamique. Non seulement la Turquie – pièce maîtresse historique de l’OTAN sur son flanc sud (contre les Russes) -, refuse d’y participer, mais Ankara a interdit aux Américains d’utiliser l’une des 24 (sic !) bases de l’OTAN éparpillées sur son territoire pour effectuer des raids sur l’Irak ou la Syrie. Etonnant, non ?


Bas les masques ! La Turquie est, avec le Qatar, le soutien indéfectible des Frères musulmans. En Egypte, ils supportaient sans conditions le président Morsi. Le retour des militaires au pouvoir au Caire et l’élimination des Frères musulmans ont failli provoquer une guerre entre les deux pays (retenez-moi ou je fais un malheur). Par ailleurs, l’alliance israélo-turque est un secret de polichinelle : les ennemis de mes ennemis (l’Iran) sont mes amis…


Prenons maintenant le cas de la Syrie. La Turquie sunnite a cherché à abattre l’alaouite Bachar al-Assad et à le remplacer par un pouvoir à sa botte. Mais elle n’a pas soutenu les « démocrates » de l’Armée syrienne libre, tant chéris par les hollando-sarkozystes. Non, elle a favorisé les mouvements sunnites les plus extrémistes. Elle a créé dans le sud de son territoire de nombreux camps d’entraînement où se sont formés les djihadistes de l’Etat islamique et d’al-Nosra. Elle a volontairement transformé sa frontière méridionale en passoire par où transitent hommes, matériels et armes lourdes. Il est notoire que tout apprenti djihadiste qui voulait se battre en Syrie n’avait qu’à prendre un avion pour Istanbul ; de là, il était acheminé sans problème vers les camps d’entraînement via des réseaux qui non seulement n’avaient rien à craindre des autorités turques, mais au contraire bénéficiaient de tout le soutien de l’Etat. Ce sont des milliers « d’Européens » qui ont ainsi transité vers la Syrie. Quant aux Turcs eux-mêmes, ils sont aussi des milliers à avoir suivi le même chemin, car les mosquées et les écoles turques sont de véritables pépinières de djihadistes. : il faut savoir que l’une des composantes de l’EI, la confrérie des Naqshbandi, est très proche d’Erdogan et de son parti, l’AKP.


L’EI s’est emparé des champs pétrolifères de la Syrie. Il en extrait 30 000 barils par jour qu’il revend à des prix défiant toute concurrence à l’Arabie saoudite qui les « blanchit » en Occident. De l’autre côté, Erdogan a refusé de mettre fin à la contrebande qui s’est organisée entre les deux pays. C’est ainsi que l’EI encaisse deux millions de $ par jour ! Tout ceci ne sort pas d’esprits tordus turcophobes ; cet état de fait est dénoncé par l’opposition turque elle-même, le parti CHP.


Quant à nous, on l’a échappé belle, au moins provisoirement. Pensez donc : la Turquie dans l’UE, c’est 85 et bientôt 100 millions de nouveaux Européens, de bons musulmans, dont une grande partie est illettrée et arriérée !


PS : il est possible que la Turquie change de position les jours prochains. Certainement pas par conviction, mais parce que sa situation est devenue intenable au sein de l’OTAN. Et on peut compter sur elle pour « faire le job » a minima.

Alain CAGNAT