Résistance Identitaire Européenne

Brexit : le peuple parle aux élites !

bean doigt d'honneur

 

 

 

Le référendum contre la démocratie ?

 

MATHIEU BOCK-CÔTÉ 
Vendredi, 24 juin 2016 22:36 


"Le référendum britannique n'a pas donné le résultat escompté par les élites. Elles se demandent dès lors, de plus en plus ouvertement, comment neutraliser son résultat. Une chose est certaine : on se jure qu’on ne se laissera plus prendre : on ne fera plus de référendum. Le référendum ne serait pas un mode de consultation accordé aux exigences de la démocratie. Il libérerait les passions et pousserait le peuple à s'approprier la question qu'on lui pose, en l’investissant d’une signification autre que celle qui lui est prêtée par le système médiatico-politique. En gros, on reproche au référendum de politiser la politique, de la délivrer de la gangue gestionnaire et juridique. Par exemple, on ne pardonne pas au peuple d'avoir fait un lien entre la souveraineté britannique et l'immigration massive : ce serait un lien interdit. 
Évidemment, la disqualification du référendum s'appuie aussi sur une disqualification du peuple : celui-ci ne serait pas habilité à se prononcer sur une question aussi complexe que celle de son appartenance à un cadre politique ou un autre. La question de l’appartenance de la Grande-Bretagne serait trop complexe pour lui. Le peuple ne serait pas rationnel : ce serait un animal étrange, inquiétant, qu'il faudrait domestiquer en l'empêchant de faire trop de mal. Les démagogues joueraient avec ses craintes. Depuis ce matin, on nous explique que les électeurs du Leave étaient insuffisamment éduqués, qu'ils étaient trop vieux, qu'ils n'étaient pas assez modernes. L’électorat du Brexit serait composé de rebuts indésirables au sens commun intoxiqué. La marche de l'histoire ne saurait s'encombrer d'un tel bois mort. 
En gros, on considère que leur vote serait moins légitime que celui des partisans du Remain, qui eux seraient éclairés et emportés par le vent du progrès. On l’a dit et redit : les éduqués et les instruits étaient massivement pour le Remain. Il serait regrettable qu’ils aient à subir les préférences politiques de leurs mauvais concitoyens. Nuançons quand même: on adule la jeunesse sophistiquée parce qu’elle embrasse le rêve européen. Il faudrait quand même se rappeler qu’au vingtième siècle, si nous avions toujours suivi par jeunisme les préférences idéologiques des jeunes générations, la liberté politique serait aujourd’hui en bien mauvais état. On pourrait en dire de même de l'intelligentsia qui n'est pas toujours éclairée. On ne doit ni idéaliser la jeunesse, ni la diaboliser. 
Que faire pour se débarrasser du peuple: telle est la question ? En temps normal, on judiciarise la politique : on passe de la souveraineté populaire au gouvernement des juges. On technocratise aussi la vie politique : il faudrait dissoudre la charge politique des enjeux électoraux pour les transformer en questions strictement techniques. Mais lorsqu'on pose ouvertement la question d'un peuple à un ensemble politique, que faire? Comment faire taire le peuple. La solution prescrite depuis près de 24h, c'est tout simplement de cesser de le consulter. Cette tentation de déconstruction du peuple s'opère essentiellement au nom du parachèvement de la démocratie, qui ne serait jamais aussi belle que lorsqu'elle parvient à se priver du demos. C'est au nom d'une démocratie évoluée qu'on étouffera le principe premier de la démocratie : la souveraineté populaire."

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La voix du peuple La voie de la liberté

Consternation de toutes celles et de tous ceux qui, à un titre ou à un autre, sont partie prenante dans le fonctionnement du Système : le peuple anglais et le peuple gallois ont osé l’impensable. Ils ont osé dire non au Système, dont une des illustrations majeures est l’Union Européenne.

Pourtant tout avait été fait pour les dissuader de ce crime de lèse-majesté, tous les épouvantails avaient été brandis. En vain : avec flegme et bon sens, les « gens d’en bas » ont envoyé « les gens d’en haut » se faire foutre. C’est donc possible et ce premier enseignement du référendum britannique met la panique au sein de l’Etablissement car il démontre la force du populisme.

Un populisme qui dit non à la City et donc au pouvoir du fric, non à Bruxelles et donc à la tyrannie bureaucratique et technocratique prétendant penser et décider à la place du peuple. Non à l’immigration et à la destruction des identités nationales. Et les gens du Système avouent redouter l’onde de choc : les Anglais montrent aux autres peuples d’Europe qu’il est possible de se libérer et de choisir une Europe des peuples et des patries.

Et l’appel à un référendum se répand comme une traînée de poudre de pays à pays. Car il est temps de mettre au pied du mur ceux qui se gargarisent en permanence avec le mot « démocratie » : « Vous êtes démocrates ? Alors donnez la parole au peuple ». Un refus montrerait que les populistes ont raison et qu’ils représentent donc l’avenir.

Décidément le 23 juin 2016 s’inscrit d’ores et déjà comme un grand jour dans l’Histoire du combat pour la liberté et l’identité.

 

                                                                                             Pierre VIAL

 

chantal delsol et le populisme

Chantal Delsol

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Le vent du boulet

« Venu de Vienne, le vent du boulet a sifflé très près des oreilles des dirigeants européens ». C’est Le Monde, le journal du Système lu par les bobos voulant jouer aux intellos, qui l’écrit (25 mai) au sujet de l’élection présidentielle en Autriche. Et qui ajoute : « Le soulagement sera de courte durée : sous ses différentes variantes, extrême droite, antilibéralisme, nationalisme ou ultraconservatisme, le populisme de droite est aujourd’hui un courant politique ancré en Europe, qui structure la plupart des compétitions électorales ». Il y a là « une progression de fond à travers l’Europe, y compris dans des pays non membres de l’UE comme la Suisse, de partis qui ont en commun l’euroscepticisme, l’hostilité à la mondialisation, un rejet de l’immigration qui va parfois jusqu’au racisme et à la xénophobie, le rejet des élites ainsi qu’une forte critique du féminisme et des droits des homosexuels (…) En Europe comme aux Etats-Unis, ce rejet est particulièrement élevé chez les hommes, en dehors des grandes villes et dans les classes populaires ». En effet, en Autriche, 71% du vote ouvrier s’est porté sur le candidat du FPÖ (Parti de la Liberté d’Autriche).

Cette « grande colère » se manifeste par une chute des partis traditionnels qui, en bons copains-coquins, se tiennent les coudes, comme en Autriche ou en Allemagne (où la « grande coalition «  SPD-CDU n’est plus soutenue que par un électeur sur deux, après le traumatisme créé dans l’opinion par le laxisme de Merkel à l’égard des migrants-envahisseurs). Et l’élimination des conservateurs et des sociaux-démocrates à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle en Autriche est révélatrice.

Est plus révélateur encore un phénomène que même un observateur aussi avisé que Jean-Yves Le Gallou n’a pas relevé : Alexandre Van der Bellen, le nouveau président de la République autrichienne, doit son élection aux immigrés. Les chiffres sont clairs : il a gagné avec 31.026 voix d’avance ; or il y a 700 000 musulmans en Autriche, dont 270 000 Turcs – et 115 000 d’entre eux, disposant de la nationalité autrichienne, peuvent donc voter. Des bulletins en langue turque appelant à voter Van der Bellen ont d’ailleurs été diffusés. Un autre vote communautariste a joué : Alexandre Van der Bellen a participé en 2012 à une réunion de la « Conférence judéo-musulmane », qui a appelé les 15 000 Juifs d’Autriche à voter contre Norbert Hofer, le candidat du FPÖ.

Celui-ci a annoncé la couleur : son résultat à l’élection présidentielle « représente un investissement pour l’avenir ». C'est-à-dire pour les élections législatives de 2018 avec, au bout, la Chancellerie, c'est-à-dire la réalité du pouvoir. Tous les représentants du Système, à travers l’Europe, savent que la victoire de Van der Bollen est une victoire à la Pyrrhus. Et serrent les fesses.

                                                                                       Pierre VIAL

 

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EDITORIAL - TP MAG N°67 (Deutsch version)

APPELL AN DAS VOLK

 

Der traditionelle Gegensatz zwischen pays légal (das Land nach dem Gesetz) und pays réel (das eigentliche, wahre Land) gilt heute mehr denn je. Er ist ein guter Wegweiser, nach dem sich jede revolutionäre Aktion richten sollte, wenn sie echt sein will.

Das politische Personal, ob von links oder rechts, ist in Mißkredit geraten, ja sogar verachtet (in dieser Hinsicht sind die Meinungsumfragen sehr aufschlußreich, wie auch die Zahl der Stimmenthaltungen bei Wahlen). Vielen Menschen fallen die Schuppen von den Augen. Viele entdecken plötzlich, daß es eine Schwelle gibt, an der das Versagen und die Verantwortungslosigkeit gleichbedeutend sind mit Verrat an den elementarsten Belangen des Volkes. Da redet man plötzlich, wie einem der Schnabel gewachsen ist: Man hört zur Zeit Worte, die noch vor geringer Zeit undenkbar gewesen wären, auch über Themen, die bislang als heilige Kühe, als Tabus galten. So etwas ängstigt die Strippenzieher des Systems, die auf einmal realisieren, daß sich etwas ihrer Kontrolle entzieht, wo sie doch alles zu kontrollieren, alles zu meistern glaubten, und zwar durch alle möglichen Mittel, nicht zuletzt durch eine verstärkte Bürgerüberwachung...

Diesbezüglich ist die Entwicklung in der Agrarwelt aufschlußreich: Diese Welt wurde lange in die «richtigen» Kanäle gelenkt, von Pseudo-Gewerkschaftsführern entmannt, die oft aus der verhängnisvollen Jeunesse Agricole catholique (Katholische Bauernjugend) stammten, später in Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (Christliche Jungbauernbewegung) umbenannt, eine wahre Brutstätte von systemkonformen, rückgratlosen Kadern, die lange vorgaben, sie hätten die Vertretung der Bauernwelt (u.a. über die FNSEA – französischer Bauernverband) für sich allein gepachtet, indem sie ein doppeltes Spiel trieben (s. auf Seite 4 «die verratene Bauernwelt»).

Heute allerdings schlägt der Wind um. Die Art und Weise, wie Präsident Hollande auf der jährlichen Pariser Agrarmesse empfangen wurde, zeigt, daß viele Bauern sich nicht mehr zum Narren halten lassen wollen. Hätten die Bürohengste in den Ministerien, oft Sprößlinge der Kaderschmiede ENA, auch nur einen Tag in ihrem Leben die Hände in den Dreck getaucht, dann wüßten sie vielleicht, daß die Bauern, die von ihren Vorfahren unendlich viel Geduld geerbt haben, am Ende doch ungehalten werden können. Dann sind die tollwütig gewordenen Hammel nicht mehr kontrollierbar. Wenn ein Mann nur noch die Wahl hat zwischen dem Bankrott und dem Erhängen, kann er sich nämlich eines dritten Weges besinnen: des befreienden Aufstands.

Doch laßt uns unser Gesichtsfeld ausweiten: Die anvisierte Reform des Arbeitsrechts (die in Wirklichkeit ein frontaler Angriff auf die Schutzrechte der Arbeiter ist, um den Wünschen des MEDEF, des französischen Unternehmerverbandes, entgegenzukommen) hat es fertiggebracht, ein Großteil der Produktivkräfte des Landes gegen sich zu vereinigen.

Dabei wiegt ein Faktum besonders schwer: Die Gewerkschaften sind sich der Erbitterung der Arbeiter (ob Gewerkschaftsmitglieder oder nicht) sehr wohl bewußt und müssen, wenn sie den Überblick behalten und nicht abgelehnt werden wollen, wohl oder übel mit dem Strom schwimmen und den Ärger mittragen.

Das erweitert die Palette unserer Möglichkeiten in hohem Maße: Es ist nämlich einleuchtend, daß ein Infragestellen dieses Systems ins Leere führen wird, wenn die Arbeiterwelt nicht am Großreinemachen beteiligt ist, das in allen Bereichen, auf allen Gebieten, nottut.

Hollande, der ein neuer Mitterrand werden wollte (doch dazu fehlt ihm das Format) wähnt noch, die subtilen Machenschaften des «Florentiners» könnten nachgeahmt, wiederholt werden. Dabei setzt er auf ein gewundenes Wahlkalkül (wobei er u.a. die Front National mit einschließt), um sich mit einem Balanceakt aus der Affäre zu ziehen. Doch wir wissen, daß im Ernstfall der Wahlzettel nichts nützt, weil er nicht helfen kann.

Das System als solches muß niedergeworfen werden. Diejenigen, die denken, man könne sich im System einrichten, während man vorgibt, das System «ändern» zu wollen, machen sich Illusionen – oder lügen wie gedruckt. Die Geschichte liefert uns wertvolle Lehren: Als man 1940 in Vichy vollmundig die «Nationale Revolution» verkündete, arbeiteten die Leute, die sich an diesem Schlagwort berauschten, in Wirklichkeit für den späteren Sieg der Angelsachsen – das heißt für etwas, das wir als den absoluten Feind betrachten.

Wenn ein neues Zeitalter hereinbrechen soll, dann durch das Hervorsprießen von Kräften aus dem Innersten unseres Volkes. Diese Kräfte werden sich aus Männern und Frauen zusammensetzen, die nicht im Namen oder im Dienste politischer Etiketts aktiv werden, sondern schlicht und einfach die Bedingungen ihres Überlebens erzwingen, indem sie Basisgruppen bilden, die jeder Herausforderung gewachsen sind. Links oder rechts des politischen Spektrums? Diese Etiketts haben jede Bedeutung verloren ; eine stets wachsende Zahl biederer Menschen wissen darum. Und diese Bewußtwerdung beginnt, Risse in die Paläste dieser verrotteten Republik zu schlagen...

Pierre VIAL

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Les confréries initiatiques et culturelles : Les varous

Les Francs, les Saxons et les Scandinaves sont venus s'installer sur nos cotes et dans l'intérieur de nos terres, on pense généralement qu'ils oublièrent très rapidement leurs anciennes traditions. Il s'agit là de conceptions simplistes ; les Traditions ne sont pas une mode que l'on change au gré du temps et des vents. Nos Traditions sont éternelles ; elles sont au plus profond de nous même. Nos Ancêtres les ont exprimées suivant leurs instincts et leurs aspirations profondes. Elles nous conviennent parce que liées à notre tempérament. Si elles sont momentanément étouffées, elles sont latentes en nous et ressurgiront car notre Etre est éternel et ne peut être modifié dans son essence profonde. Le Peuple les a maintenues avec obstination alors que leur sens était oublié, mais leur maintien était un besoin impératif ; quelquefois elles se manifestent inconsciemment. Nos Traditions sont nos façons de concevoir le monde et de vivre en harmonie avec lui.

Ainsi, les Vikings ne purent être aussi facilement « assimilés » qu'on le dit - l'assimilation totale est impossible car il y a toujours des caractères irréductibles incompressibles, ce qu'on appelle le « tempérament normand ».

Arrivés dans une population en fait peu différente, puisque sur le vieux fond originel étaient venus se greffer les Celtes, puis les Saxons et les Francs, de même origine et Civilisation que les Scandinaves, nos Vikings défendirent leurs traditions. Rioulf se souleva avec les Normands de l'Ouest contre la dynastie ducale et fut défait avec ses troupes au Pré-de-la-Bataille en 935 après avoir fait le siège de Rouen, un siècle plus tard Guillaume écrasait les Cotentinais et Bayeusins révoltés. Ils transmirent bien autre chose à leurs descendants qu'un « tempérament » et une pigmentation à dominante « claire ».

Ils marquèrent de leur empreinte les noms de champs, le vocabulaire agricole et maritime et, surtout, ils transmirent à leurs descendants une partie de leur mythologie et de leurs croyances religieuses. Pour qui sait chercher on peut trouver dans nos traditions normandes des traces de l'ancienne religion nordique ; à notre connaissance cette question n'a encore jamais été étudiée d'une manière sérieuse et approfondie. Jusqu'à présent quelques rares publications ont examinées les faits folkloriques en tâchant de leur donner un certain nombre d'explications. Nous procéderons d'une manière plus logique - en étudiant l'origine de nos Traditions, puis en examinant leurs survivances.

Parmi les traditions normandes, en feuilletant les recueils de contes et légendes, nous découvrons des histoires de Varous. Ce nom d'origine germanique désigne un « homme-loup » et correspond exactement au danois moderne varulv, werwolf en allemand, (wair/wer : homme, wolf/ulf/ulv : loup). Il s'agit donc là d'une tradition Scandinave qui a traversé les siècles.

Les antiques confréries...

Dans la Germanie (C XLIV), l'historien latin Tacite nous donne la plus ancienne mention d'une confrérie guerrière, celle des Harii (dont le nom signifie probablement les « guerriers ») : « Quant aux Haries, leur âme farouche enchérit encore sur leur sauvage nature en empruntant les secours de l'art et du moment : boucliers noirs, corps peints ; pour combattre, ils choisissent des nuits noires ; l'horreur seule et 1'ombre qui accompagnent cette année de lémures suffisent à porter l'épouvante, aucun ennemi ne soutenant cette vue étonnante et comme infernale, car en toute bataille les premiers vaincus sont les yeux ».

Dans un autre passage, Tacite présente des traditions analogues adoptées par tout un peuple, celui des Haltes (les ancêtres des hessois actuels) - « dès qu'ils sont parvenus à l'âge d'homme, ils laissent pousser cheveux et barbe et c'est seulement après avoir tué un ennemi qu'ils déposent un aspect pris par vœu et consacré à la vertu. Sur leurs sanglants trophées ils se découvrent le front, alors ils croient avoir enfin payé le prix de leur naissance, être dignes de leur patrie et de leurs parents ; les lâches et les poltrons restent dans leur salelé. Les plus braves portent en outre un anneau de fer, ce qui est ignominieux chez cette nation, en guise de chaîne, jusqu'à ce qu'ils se rachètent par la mort d'un ennemi (C. XXXI)».

 
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L'archéologie nous apporte aussi sa contribution, sur des plaques de bronze du 7e siècle de notre ère provenant de l'île d'Oland (Suède), nous voyons quelques scènes qui doivent se rattacher à des danses rituelles. Sur ces quatre plaques nous apercevons :

- un personnage tenant en laisse un animal ou un monstre,

- un guerrier entre deux ours ;

- deux guerriers porteurs d'une lance et coiffés d'un casque à cimier en forme de sanglier.

- un personnage, porteur de deux lances et coiffé d'un curieux casque, qui exécute une sorte de danse, à côté de lui, un guerrier est revêtu d'une peau de loup - il s'agit probablement d'une danse rituelle.

On pense que le casque, dont proviennent ces plaques, devait appartenir à un membre d'une confrérie cultuelle. Sur le casque de Sutton-Hoo (Cf. Heimdal N° 7, p. 8) nous trouvons des guerriers, analogues à celui de la quatrième plaque, qui exécutent une danse.

Plus tard, à l'époque des Vikings, nous apprenons que les Chefs Scandinaves aiment s'entourer d'une garde formée de guerriers d'élite, les Bersekir. Comme leur nom l'indique, ces guerriers sont vêtus d'une peau d'ours. Ils sont insensibles aux armes et au feu, dans le combat ils sont pris de « fureur » et ne craignent aucun danger ; ils en ressortent complètement épuisés. A la même époque nous trouvons un autre type de guerriers qui eux s'identifient à des loups. Les Ulfhedhnar. Tacite notait déjà que les princes s'entouraient de suites de jeunes guerriers et les Sagas nous racontent les aventures des Vikings de Jomsburg qui formaient une sorte de confrérie.

La mythologie nous apprend que les guerriers morts étaient dédiés à Odin. Les Valkyries venaient les chercher sur le champ de bataille pour les emmener au Valhal. Pour se préparer au Ragnarök, le « crépuscule des dieux », ils passaient la journée à se battre, le soir les morts ressuscitaient. Ces Einherjar formaient l'armée d'Odin, l'armée des morts

La philologie nous apportera un dernier élément ; le terme hansa n'a pas à l'origine un sens commercial, il signifie «suite, cohorte, troupe». Sur une pierre runique de Bjälbo nous trouvons le terme kiltar, une guilde de Frisons, mais dans les anciens glossaires du vieil-haut-allemand, gelt est synonyme de bluostar (« sacrifice »). Ainsi, à l'origine, les hanses et guildes sont des confréries cultuelles qui exécutent des sacrifices rituels.

... au rituel initiatique

Les travaux des spécialistes de la religion nordique, ceux du grand savant néerlandais Jan de Vries, ont permis de mettre en évidence l'importance des confréries cultuelles chez les anciens peuples du Nord.

A première vue on serait tenté de les répartir en deux catégories - les confréries guerrières et les confréries cultuelles En fait, cela serait peu fondé car à cette époque tout homme libre est un guerrier, d'autre part le sacré est présent dans toute action guerrière. Avant la bataille, pour dédier les ennemis à Odin, on envoie une lance (son attribut) au dessus d'eux. La coutume des Haries a plus un sens religieux que celui d'une ruse de guerre ; ils s'identifient magiquement à l'armée des esprits, la « Chasse sauvage ».

Quels sont les rites de ces confréries ? Nous avons peu de documents sur cette question : il s'agit de rites occultes (donc secrets), christianisés ou poursuivis quand ils ne pouvaient être assimilés, bien des éléments ont disparu. Toutefois. Jan de Vries (Altg. Rel., T. 1, pp 454 et 499) a pu établir qu'il existait une coutume initiatique. L'admission dans une confrérie est considérée comme l'entrée dans la communauté des esprits des Ancêtres. « Le postulant est coupé du monde auquel il appartenait et pour pénétrer dans le monde des ancêtres il connaît la mort symbolique puis la renaissance qui est liée à l'attribution d'un nouveau nom. Les mystères de la Tribu lui sont alors dévoilés ; on lui montre les objets sacrés, on lui apprend les rites et on l'informe de l'Histoire mythique de la Nation, des dieux et de la création du monde, des règles de morale et des tabous. Enfin des rites particuliers doivent le réintroduire dans le monde profane » (op. cit. p. 499). Ainsi, nous remarquons le rôle prééminent donné au culte des Ancêtres au sein de ces confréries, la communauté des morts et des vivants forme un tout (Cf. notre article sur le clan dans le N° 7 de Heimdal), cette communauté a sa source dans un mythe originel.

Des défilés rituels...

Quant aux manifestations de ces rituels, les membres des confréries défilent recouverts de peaux de bêtes - peaux de loup (animal d'Odin), d'ours, de cerf... - ou même de feuillage. Ils s'identifient à l'armée des morts mais aussi à des animaux ou à des éléments naturels car le culte des morts est lié au culte de la nature et de la fécondité - il s'agit de penser à la mort et à la renaissance de la nature qui trouve son parallèle dans la mort des Ancêtres et leur réincarnation dans un de leurs descendants.

S'identifiant aux morts et aux animaux dont ils portent la dépouille, ils parcourent le pays en exécutant des danses rituelles au caractère magique et sont transportés par une « fureur sacrée ». Dans la Saga d'Egill on parle de Kveldulfr (« loup du soir ») qui, d'après Gamillscheg, serait à l'origine de l'expression française « courir le guilledou »

... au Carnaval

Ces processions avaient lieu pendant les douze jours de chaos qui se situent entre le Jul (Noël) et la nouvelle année, le Carnaval avec ses corporations, ses personnages étranges, son « déchaînement » en est une manifestation maintenue à travers les siècles mais vidée d'une partie de son sens. En Norvège, pendant la période du Jul, des groupes, grimés en animaux, traversent les villages. Le carnaval vit encore dans une bonne partie de l'Europe du Nord - défilé du Jol, défilé de Perchta, Fastnacht...

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Mais on trouve d'autres survivances. La Hanse, les guildes et corporations médiévales sont les héritières des confréries de l'ancien Nord. Jusqu'à une époque récente, les corporations d'étudiants, avec leur « bizutage », leurs « beuveries rituelles » et leurs défilés colorés n'étaient pas sans rappeler cette tradition. On pense même que les danses rituelles christianisées seraient à l'origine des mystères médiévaux.

En Normandie, les varous

Mais ces croyances ont bien souvent été rejetées et qualifiées de « démoniaques » après l'implantation du christianisme.

Tel est le cas des Varous, tradition bien attestée en Normandie. Le Varou « Tous les soirs, au coucher du soleil il revêt une peau de loup, de chèvre ou de mouton. Cette peau s'appelle une hure. Le diable, auquel ce malheureux est échu en partage, le traite fort durement ; les coups de bâton trottent, les croquignoles et les nasardes ne sont point épargnées ; les gourmades et les horions pleuvent à foison : le pauvre patient souffre cruellement. C'est ce qui arrive surtout, si à l'heure que Satan lui a fixée, le possédé ne se trouve pas exactement au rendez-vous qui est ordinairement le pied d'un if; le malin va et pour le bon exemple, au centre de chaque carrefour, et devant toutes les croix du voisinage ». (Du Bois, Recherches.-, sur la Normandie, p 299).

Dans les anciennes lois normandes (Leges régis Henrici primi), pour le châtiment de certains crimes, il est dit que le coupable soit traité comme loup) («Wargus habeatur »).

Jusqu'au 18e siècle, des prêtres, se faisant l'auxiliaire de la justice, tenaient des monitoires, cérémonies au cours desquelles ils adjuraient les témoins de certains crimes de se faire connaître ; ceux qui n'obéissaient pas « aux injonctions d'un monitoire étaient excommuniés, changés en loup et forcés de courir la nuit dans les campagnes pendant un certain nombre d'années» (J. Lecceur, Esquisses du Bocage Normand, II, p. 403). Ils devenaient varous.

Le thème du Varou a donné naissance à de nombreuses histoires et légendes, entre autres celle du Varou de Gréville recueilli par J. Fleury et celle de la jeune fille Varou de Clécy présentée par Jules Lecoeur (Ces deux textes sont rassemblés dans l'ouvrage de Marthe Moricet).

Mais ce qui nous semble encore plus intéressant c'est l'étude des « périodes d'activité » des Varous. Ils courent la nuit comme les Harii ou la « Chasse Sauvage » et particulièrement autour de la période de Noël, pendant l'Avent du côté de Pont-Audemer, de Noël à la Chandeleur dans la Manche. Il est un dicton du Bessin qui dit : « A la Chandeleur, toutes bêtes sont en horreur ». M. Moricet s'en étonne, en fait cela correspond à la période de chaos des douze nuits pendant laquelle Odin faisait chevaucher l'armée des morts. Tout est clair.

Nous pouvons aussi supposer qu'une partie de ces traditions n'a pas été rejetée dans la « démonologie ». Les Confréries de Charitons, typiquement normandes, sont apparues dès l'époque ducale alors que les traditions nordiques étaient encore relativement vivaces, ce sont des confréries à caractère religieux et qui sont chargés du « culte des morts », donc sur le plan chrétien l'exact correspondant des confréries initiatiques cultuelles originelles. On peut même envisager une étape intermédiaire, il y a à Jumièges une antique confrérie qui élit son Grand Maître lors du feu de la Saint-Jean, le Confrérie du Loup Vert, nous en reparlerons... Dans notre prochain numéro, pour la période du Jul, nous étudierons le mythe normand de la Mesnie Hellequin, nous suivrons Odin et sa chasse sauvage.

Georges BERNAGE.

BIBLIOGRAPHIE :

Louis de BEACKER, de la Religion du Nord de la France avant le christianisme, p. 189 à 193 (le Weerwolven flamand).

Amélie BOSQUET, La Normandie Romantique et Merveilleuse -

rééd. Le Portulan, Brionne, 1971. p. 223 à 243.

Marthe MORICET, Récits et Contes des Veillées Normandes, Caen, 1963. p. 65 à 75.

Jan de VRIES, Altgermanische Religionsgeschichte, p. 488 à 505. Roy CHRISTIAN,   Old   English   Customs,   1972.   p.   21   à   26.

Source : HEIMDAL (Normandie-Europe du nord) N° 13 – Automne 1974

 

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Londres est hallal

« L’élection d’un fils d’immigrés, s’assumant comme musulman, à la mairie d’une capitale de la Vieille Europe est incontestablement remarquable ». Avec ce constat, le journal Le Monde, la voix de la bourgeoisie cosmopolite, est aux anges : Sadiq (sic) Khan, musulman et Pakistanais devenu un Anglais de papier, est maire de Londres (il a eu la chance d’avoir comme concurrent le milliardaire juif Zac Goldsmith…).

Et Le Monde, qui reconnaît que « certes, Londres, ville-monde, est différente du pays profond », assène son credo : « Mais c’est un message qu’on ne dédaignerait pas de voir exporté Outre-Manche ». Eh oui, bien sûr : à quand, enfin, un(e) maire musulman(e) à Paris ? Etape indispensable pour la salutaire destruction d’une identité française et européenne qui est une insupportable entrave à la réalisation d’un monde idyllique car enfin métissé.

Les quotidiens régionaux ne voulaient évidemment pas être en reste pour la diffusion du message prêché par les zélotes parisiens de la dhimmitude. Donc Le Midi Libre écrit que Sadiq Khan « vient de donner une belle leçon à l’Occident » et qu’on « peut saluer l’ouverture d’esprit des électeurs londoniens » en choisissant un homme qui « incarne des valeurs de fraternité et de tolérance ». En oubliant un « détail » : combien d’électeurs londoniens sont-ils d’origine non-européenne ?

Pour être aussi sur la même ligne ethnomasochiste, La Charente libre assure que le vote des Londoniens est « exemplaire pour le reste d’une Europe tentée par les solutions extrêmes contre l’immigration ». Quant à La Montagne elle voit dans l’élection de Sadiq Khan « un espoir d’émancipation ».

Londres est donc devenu un symbole et tous les musulmans qui campent sur le sol européen l’ont bien compris et savourent l’événement : c’est une étape, importante, dans la guerre de conquête qu’ils ont entreprise. Tous les Européens qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre cela sont mûrs pour devenir des proies faciles car consentantes.

                                                                Pierre VIAL

 

maire london muslim musulman

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1er Mai

 

Jean-Marie Le Pen organise le 1er mai un rassemblement national devant la statue de Jeanne d’Arc à Paris place des Pyramides à 10 heures.

J’y serai et j’invite mes amis à y venir aussi.

                                         Pierre VIAL

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La campagne pour le nom continue en Pays Catalan

Une déclaration de Llorenç Perrié Albanell

Oui au Pays catalan !

    C’est sous les auspices d’un tel slogan que nous avons assisté, il y a peu, à la conférence de presse organisée par Jordi Vera, président de CDC (Convergence Démocratique de Catalogne), afin de lancer un comité  pour « protéger et promouvoir »  la Catalogne du Nord (le Pays Catalan) appellation actuellement en course pour désigner notre territoire dans la nouvelle grande région. Une initiative en parallèle avec celle de la Ligue du Midi  en début du mois intitulée "Comité de soutien au nom de la région : Occitanie-Pays Catalan". Voici donc  un  deuxième comité en action pour tenter de faire trébucher l’ogre jacobin dans sa démarche mortifère, à savoir l’élimination définitive du peuple nord-catalan dans le panorama hexagonal. Une élimination par négation. Effectivement, sans désignation identitaire, culturelle et linguistique, pas de particularisme ethnique, donc pas de revendication territoriale. En d’autres mots, ingénieusement évoqués lors de cette conférence « nier la forme pour évacuer le fond ».

    C’est donc avec un esprit d’unité patriotique catalane que les identitaires de la Ligue du Midi accueillent cette heureuse initiative, initiative ambitieuse en effet, car l’objectif à court terme de cette nouvelle structure est d’organiser un grand rassemblement le 18 juin prochain à Perpignan, 14h00 place de Catalogne, autour d’un slogan et d’un objectif : "défendre le Pays catalan et obtenir un statut de collectivité territoriale unique". 

    Une fois de plus nous ne pouvons qu’approuver, et d’ajouter que c’est tout naturellement que nous répondrons présent à cet élan unitaire en faveur de notre territoire dans un esprit d’ouverture qui dépasse les intérêts particuliers au bénéfice exclusif du bien public : le Pays Catalan. 

Renseignements:

BP 1-7114

30912 – Nîmes cedex 2

Tél : 07 83 47 42 42

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